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Vocabulaire de dégustation du vin : comprendre les termes essentiels

Le vocabulaire de dégustation du vin expliqué simplement : robe, nez, attaque, tanins, longueur, équilibre. Les mots essentiels pour décrire un vin.

Carnet ouvert et verre de vin blanc pour noter ses impressions

Le vocabulaire de dégustation du vin intimide souvent, alors qu’il n’est qu’un outil : mettre des mots justes sur ce que l’on perçoit. Pas besoin de termes savants pour bien décrire un vin. Voici un glossaire clair, organisé selon les étapes de la dégustation, pour comprendre et employer les mots essentiels.

À retenir

  • Le vocabulaire suit les étapes : l’œil (robe), le nez (arômes), la bouche (structure).
  • Quelques mots suffisent pour décrire un vin de façon juste et utile.
  • Chaque terme correspond à une sensation précise ; c’est ce lien qu’il faut retenir.
  • Parlez simplement : « vif », « rond », « long » valent mieux qu’un jargon plaqué.

Le vocabulaire de l’œil

Tout commence par l’apparence du vin.

  • Robe : l’aspect visuel du vin (couleur, intensité, reflets). Pour aller plus loin, voir notre guide sur la robe du vin.
  • Intensité : la concentration de la couleur, de pâle à soutenue.
  • Reflets : les nuances sur le bord du verre, indices de l’âge (violacés, tuilés).
  • Limpidité : la transparence du vin, généralement claire et brillante.
  • Larmes (ou jambes) : les traces qui glissent sur la paroi, liées à l’alcool et au sucre.

Le vocabulaire du nez

C’est l’étape la plus riche en vocabulaire.

  • Nez : l’ensemble des odeurs d’un vin.
  • Arômes : les odeurs perçues, classées par familles (fruité, floral, boisé…). Notre guide sur les arômes du vin détaille ces familles.
  • Premier / second nez : les odeurs avant et après avoir fait tourner le vin.
  • Bouquet : les arômes complexes d’un vin qui a vieilli.
  • Ouvert / fermé : un vin « fermé » livre peu d’arômes, un vin « ouvert » s’exprime pleinement.

Le vocabulaire de la bouche

En bouche, plusieurs sensations se combinent. Les nommer aide à structurer son ressenti.

  • Attaque : la première impression en bouche.
  • Acidité : la sensation de fraîcheur et de vivacité (on dit un vin « vif »).
  • Tanins : la sensation d’astringence des rouges, qui « assèche » légèrement.
  • Rondeur / moelleux : une impression de douceur et de souplesse.
  • Corps : la sensation de densité (léger, moyen, corsé).
  • Longueur : la persistance des arômes après avoir avalé ou recraché, mesurée en « caudalies ».
  • Équilibre : l’harmonie entre acidité, alcool, tanins et sucre. C’est le mot le plus important.
  • Finale : la dernière impression laissée par le vin.

Comment utiliser ce vocabulaire

Le but n’est pas d’aligner les termes, mais de décrire une expérience. Une phrase simple comme « nez fruité, bouche vive et souple, finale moyenne » dit déjà l’essentiel. Ce vocabulaire s’intègre naturellement dans la méthode que nous présentons dans comment déguster un vin.

Avec la pratique, vous ajouterez des nuances. Pour progresser pas à pas, nos guides pour apprendre à déguster le vin proposent des exercices concrets.

Les faux amis à éviter

  • « Corsé » ne veut pas dire « fort en alcool » : cela désigne le corps, la densité.
  • « Sec » s’oppose à « doux » (absence de sucre), pas à « acide ».
  • « Moelleux » et « liquoreux » désignent des degrés de sucre différents, pas un défaut.
  • « Bouchonné » décrit un défaut précis (odeur de bouchon), pas un vin qui a simplement un bouchon en liège.

Décrire un vin en une phrase : exemples

Le meilleur exercice pour s’approprier ce vocabulaire est de résumer un vin en une seule phrase, en suivant l’ordre œil-nez-bouche. Quelques exemples concrets :

  • « Robe jaune pâle, nez d’agrumes et de fleurs blanches, bouche vive et légère, finale nette. » — un blanc sec et frais.
  • « Robe rubis soutenue, nez de fruits noirs et d’épices, tanins présents mais mûrs, longue finale. » — un rouge structuré et jeune.
  • « Robe grenat aux reflets tuilés, nez de sous-bois et de cuir, bouche fondue et souple. » — un rouge ayant vieilli.

Ces phrases ne contiennent que des mots simples, tous définis plus haut. Elles montrent qu’on peut décrire un vin de façon juste et complète sans jargon compliqué. Reprenez cette trame pour vos propres dégustations : robe, puis nez, puis bouche, puis impression générale.

Quelques mots à connaître en plus

Selon les vins, quelques termes complémentaires reviennent souvent :

  • Effervescent : un vin à bulles ; on parle de « mousse » pour la finesse des bulles.
  • Perlant : un vin tranquille présentant de très légères bulles.
  • Gras : une sensation d’onctuosité et de volume en bouche, souvent positive.
  • Minéral : un terme discuté, qui évoque des notes de pierre, de craie ou une impression de fraîcheur « saline ».
  • Sur le fruit : se dit d’un vin dont les arômes de fruit dominent, souvent un vin jeune à boire rapidement.

Inutile de tout retenir d’un coup : ces mots s’ancrent au fil des dégustations, à mesure que vous les associez à des sensations réelles.

Questions fréquentes

Combien de mots faut-il vraiment connaître ? Une quinzaine suffit pour décrire n’importe quel vin de façon juste : robe, nez, arômes, attaque, acidité, tanins, corps, longueur, équilibre, finale.

Qu’est-ce qu’une « caudalie » ? C’est l’unité de mesure de la longueur en bouche : une caudalie équivaut à une seconde de persistance des arômes après dégustation.

Faut-il apprendre le vocabulaire par cœur ? Non. Il s’acquiert naturellement en dégustant et en associant chaque mot à une sensation réelle.


Ce glossaire est un point de départ à garder sous la main. Le meilleur moyen de retenir ces mots reste de déguster régulièrement, en toute modération.

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